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La petite danseuse de quatorze ans, Camille Laurens, Stock

Camille Laurens mène sa propre enquête sur la Petite danseuse de quatorze ans d’Edgar Degas. Elle recherche qui était Marie Geneviève van Goethem, petite belge très pauvre qui fut danseuse à l’opéra avant d’être renvoyée et modèle de Degas. Quel travail a réalisé le peintre pour sa statue qui a soulevé tant de critiques lorsqu’elle a été exposée, que le peintre l’a ensuite gardée cachée toute sa vie.

« Il s’agit bien pour Degas, avec cette sculpture, de susciter un étonnement, un choc salutaire qui ouvrent la conscience du spectateur en lui présentant non une œuvre élégante destinée à flatter son goût esthétique, mais le drame d’une société, auquel il contribue. »

En effet les petites danseuses de l’opéra n’étaient pas les même que celles de nos jours qui font rêver les petites filles. Issues de familles pauvres, les parents espéraient en plus du maigre salaire qu’elles rapportaient, qu’elles trouveraient un « protecteur »…

Un bel essai de Camille Laurens qui fourmille de détails intéressants!

La petite danseuse de quatorze ans, Camille Laurens, Stock

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Marie Nawrot

Le camp des autres, Thomas Vinau, Alma

Gaspard fuit dans la forêt, portant son bâtard blessé. Après une mauvaise rencontre avec un loup, il se réveille chez un homme, Jean-le-blanc, qui va prendre soin de lui et de son chien, les nourrir et les soigner. Il va rencontrer chez le vieil homme une bande de saltimbanques qu’il va avoir envie de suivre.

« Jean-le-blanc a utilisé des mots simples pour dire des choses simples. Il a dit, j’ai choisi un camp. Le camp de ceux dont on ne veut pas, le camp des nuisibles, des renards, des furets, des serpents, des hérissons. Le camp de la forêt. Le camp de la route et des chemins aussi. »

Thomas Vinau revient sur l’histoire de la caravane à Pépère, voleurs et bohémiens réunis sous la bannière de Capello, arrêté en 1907 par les Brigades du Tigres créés par Georges Clemenceau pour en finir avec « ces hordes de pillards, de voleurs et même d’assassins, qui font la terreur de nos campagnes ».

« Ne te laisse jamais enfermer petit. Si quelqu’un par un beau jour te dit que tu ne vaux rien dis-toi qu’il te veut à son service et quand tu le croiras tu seras son esclave. »

Un bel hymne à la liberté.

Le camp des autres, Thomas Vinau, Alma

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Marie Nawrot

Le courage qu’il faut au rivières

Manushe vit dans un petit village des Balkans. Suivant la traditions des vierges jurées, pour échapper à un mariage forcé, elle a fait vœu de virginité et a donc acquis les mêmes droits et devoirs qu’un homme dans sa communauté. Habillée comme un homme, les cheveux courts et les seins bandés, elle va être bouleversée par l’arrivée d’un étranger séduisant dans son village.

Un premier roman envoutant qui met en avant les blessures profondes des personnages principaux, l’ambiguïté à être pris pour un homme lorsqu’on est une femme et la force des sentiments au-dessus de tout danger.

Le courage qu’il faut au rivières, Emmanuelle Favier, Albin Michel

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Marie Nawrot