LE PAIN PERDU - BRUCK, EDITH

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LE PAIN PERDU

LE PAIN PERDU

BRUCK, EDITH

[ean : 9782364686090]

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16.50 €
Résumé
«Il faudrait des mots nouveaux, y compris pour raconter Auschwitz, une langue nouvelle, une langue qui blesse moins que la mienne, maternelle.En moins de deux cents pages vibrantes de vie, de lucidité implacable et d'amour, Edith Bruck revient sur son destin : de son enfance hongroise à son crépuscule. Tout commence dans un petit village où la communauté juive à laquelle sa famille nombreuse appartient est persécutée avant d'être fauchée par la déportation nazie. L'auteur raconte sa miraculeuse survie dans plusieurs camps de concentration et son difficile retour à la vie en Hongrie, en Tchécoslovaquie, puis en Israël. Elle n'a que seize ans quand elle retrouve le monde des vivants. Elle commence une existence aventureuse, traversée d'espoirs, de désillusions, d'éclairs sentimentaux, de débuts artistiques dans des cabarets à travers l'Europe et l'Orient, et enfin, à vingt-trois ans, trouve refuge en Italie, se sentant chargée du devoir de mémoire, à l'image de son ami Primo LeviPitié, oui, envers n'importe qui, haine jamais, c'est pour ça que je suis saine et sauve, orpheline, libre.

Notre avis

Un récit vibrant de sincérité, se voulant le témoignage d'une vie vécue, une vie traversée par la guerre, par l'horreur, par l'indicible, mais qui fait le choix de se dire aussi par ses soleils épars et par ses espoirs.


Dans ce roman, Edith Bruck raconte toute sa vie en quelques pages, de l'enfance passée insouciante dans le village hongrois, avec des différences pourtant déjà entre sa famille à elle, juive et pauvre, et la famille des autres camarades de classe.

Elle qui était rêveuse, bonne à l'école et curieuse de tout. Qui vivait dans la pauvreté mais au milieu d'une famille aimante malgré la rudesse des liens.

Et puis un jour l'innocence tombe, il faut grandir d'un seul coup, vite, et survivre.


On les cherche pour les emmener dans les camps, et tous sont séparés, frère sœurs et parents. Ditke (son diminutif) aura la chance d'être avec sa grande sœur Judith. N'étant plus qu'un numéro alors, 11152, l'espoir tient dans la survie, un jour après l'autre.


Après les camps viendra une nouvelle vie, celle où Ditke se cherche, ne se sent nulle part chez elle, ni chez sa sœur Sara qui est d'une froideur extrême avec elle, ni chez son frère David qui veut tout comme Judith l'emmener en Israël...

Où elle finira par aller, ses doutes se trouvant fondés : elle y trouve un pays en guerre, où on veut faire d'elle une soldate.

Elle s'y refuse, elle qui désormais a horreur de l'uniforme, des ordres, elle qui bannira certains mots de son langage dont "tais toi", "guerre", "racisme"...

Elle connaitra sur cette terre l'amour et en même temps ses désillusions.

Elle s'enfuira à la promesse d'embauche pour être danseuse. À elle la Grèce, la Turquie puis l'Italie. Naples, Rome, elle y trouvera le soleil réconfortant qu'elle cherchait, la langue qui guérira ses blessures et une nouvelle possibilité de vie.


Un vécu aux allures de roman direz-vous... Mais il s'agit d'une vie vraie, terrible, que vécut cette petite fille qui courait pieds nus dans la poussière des rues, qui grandit en même temps que se muait en elle le désir toujours plus fort d'écrire, et la soif de justice et de vie.


Justine